J’étais dans la cuisine avec Maria. On a entendu un vacarme assourdissant. Je lui ai dit de rester là à surveiller le chili. Je suis sorti sur le pas de la porte. Le ciel était noir d’oiseaux. Je n’en avais jamais vu autant. Ils partaient tous vers le nord.
D’un seul coup plus rien. Plus un bruit.
J’ai trouvé ça un peu inquiétant. Quelques minutes après il y a eu une odeur entêtante…comme des parfums de fleurs, mélangés, très fort j’ai commencé à tousser. Je suis rentré.
J’ai dit à Maria de ne pas voir peur, elle triturait déjà sont chapelet et priait en chuchotant. Le chili à débordé et la flamme s’est éteinte. J’ai coupé le gaz en jurant Maria m’a lancé un œil noir…et le vent a commencé à souffler.
Je n’avais jamais entendu le vent souffler aussi fort. Je me suis précipité à la fenêtre pour accrocher les volets. En me penchant, j’ai vu un nuage arriver du sud. Il était gigantesque. Comme un mur ocre qui se déplaçait vite et qui a commencer à masquer le soleil. J’ai fermé les volets et j’ai pris Maria dans mes bras. Cette fois ci, j’ai prié avec elle. Quand le nuage est passé sur notre maison, tout s’est mis à trembler. De la poudre jaune s’est infiltré partout. Maria s’est mise à tousser, à cracher et elle s’est écroulée. Moi je n’y voyais plus rien, mes yeux me brûlaient. J’ai perdu connaissance. Je suis tombé à côté de Maria.